Maladies contagieuses
Mercredi 15 novembre 2006
Il y a 2 semaines, Émeric a développé la maladie Pieds-Mains-Bouche. Il s’agit de vésicules à la bouche, aux mains et aux pieds. L’enfant ressent de la douleur quand il mange et avale. C’est une maladie bénigne, contagieuse et sans traitement spécifique.
Comme mon neveu l’a lui aussi contractée, on étaient fixés et je n’ai pas perdu plusieurs heures à l’urgence pour ça. De plus, il se portait bien et n’avait que des vésicules à la bouche. Alors il a continué de fréquenter la garderie.C’est ça le problème…
Hier, l’éducatrice m’appelle et s’informe sur cette maladie. Il y a un autre enfant qui en est atteint. Je sens dans sa voix un petit ton accusateur. Sauf qu’il est trop tard. L’enfant est contagieux durant la période d’incubation qui est de 3 à 14 jours(selon les sources). Ça veut dire que tu le sais pas quand il est contagieux , car il n’a pas de symptômes…
J’en reviens pas; comme si j’ai fait exprès pour qu’il contamine tout le monde(lire un enfant). De plus, on ne peut pas traiter cette maladie à l’aide de médicaments. Alors qu’est-ce qu’on fait? On s’isole dans un bunker pour 2 semaines?
À qui la responsabilité?
Au jour le jour…
Mercredi 1 novembre 2006
Ces jours-ci, Émeric me rend extrêmement fière.
En quelques mois, il est passé d’enfant unique à grand frère affectueux.
Du bébé à la couche à être fier comme un paon d’aller au pot.
De la bassinette à son lit simple; son lit de grand. Dans sa nouvelle chambre.
Il a envoyé sa dernière attache au monde des bébés par la poste aux Pays des Rêveries: sa suce.
Il est maintenant capable de se déshabiller et de s’habiller avec juste un peu d’aide de notre part.
Il nous raconte sa journée quand il revient de chez Mamie avec tous les détails et les anecdotes; ici, il n’y a pas de secrets.
À l’épicerie, il s’assoit dans le panier double en mettant son bras autour de son frère pour ne pas qu’il tombe. Quand une dame lui parle, il lui dit:« C’est mon Louis d’amour!»
À chaque jour, j’ai l’impression qu’il devient lui-même. On perçoit sa personnalité, ses goûts et ses petites manies. Il grandi à vue d’oeil.
Il y a huit mois naissait Louis. J’appéhendais l’adaptation à cette nouvelle vie. Pour moi et pour Émeric aussi. Comme il était encore très dépendant de moi, j’anticipais les grandes responsabilités comme l’allaitement et les nuits écourtées. Comment gérer tout ça ?
Et bien, comme à chaque fois que j’ai l’impression qu’un obstacle est trop haut pour moi.
Au jour le jour… J’ai fait de mon mieux et j’ai suivi le rythme de mes enfants. C’est Émeric qui a manifesté son intérêt pour le pot ou la suce et moi, j’ai pris le bateau avec lui. Ça s’est fait tout seul.
Les derniers mois ont été très intenses. En émotions et en progrès. Même si, par moments, je me suis demandée dans quel bateau je m’étais embarquée; je suis très fière de ma petite famille.
J’ai le goût d’un autre bébé parce que c’est trop magnifique de voir un enfant grandir, mais avant je veux me retrouver et mon amoureux aussi. Il faut replacer notre couple dans cette belle histoire. Lui redonner toute son importance pour qu’un jour, un autre petit bébé puisse germer…