Mieux que prévu
Samedi 24 février 2007
Nous sommes revenus à la maison jeudi soir. Sans cathéter et sans antibiotiques en intraveineuse. Youppi !
Finalement, les médecins ont reconsidéré la posologie et prescrit trois semaines d’antibiotiques par voie orale.
Louis va super bien. Il est très enjoué et heureux de retrouver la maison et ses jouets. De son côté, Émeric est très excité et il donne des bisous et des câlins à son frère.
Et les parents sont totalement épuisés !!! Quand l’adrénaline est tombée, nous sommes TOMBÉS nous aussi. Ma mère a passé la journée à la maison hier et nous avons fait la sieste à tour de rôle.
Des moments de stress et des émotions très fortes. Voir son bébé souffrir même si l’on sait que c’est pour son bien. Être loin de son grand garçon et de son amoureux. C’est difficile et, heureusement, ça nous rendra encore plus forts.
Une grande expérience qui finit bien.
Des nouvelles de Louis
Mercredi 21 février 2007
Il est toujours hospitalisé et ce, jusqu’à vendredi. La douleur au bras est disparue et son coude déplie presque entièrement. C’est une très belle progression; il répond bien au traitement. Si bien que le médecin fera installer un cathéter central pour que le traitement se poursuive à la maison.
Il nous faudra apprendre certaines notions concernant ce cathéter et peut-être nous serons en mesure de lui administrer les antibiotiques. C’est le plus optimiste des scénarios !
Et c’est celui qui se déroulera pour ma petite famille…
Suite…
Dimanche 18 février 2007
Louis est hospitalisé depuis samedi. Son médecin pense qu’il a une infection dans son os. Il commence un traitement aux antibiotiques par intraveineuse ce soir. Je passe la nuit avec lui et Papa prend la relève après le travail.
Nous sommes inquiets pour sa santé après le traitement aux antibiotiques qui devrait durer 6 semaines. Pour l’instant le diagnostic peut encore changer (ce que l’on espère!).
Il est entre bonnes mains; son médecin est très gentil, doux et professionnel.
Scène 1; prise 2
Vendredi 16 février 2007
Nous sommes allés à notre rendez-vous cette après-midi. Louis a un demi plâtre pour stabiliser son bras. On y retourne dans 10 jours et ils feront des radiographies pour voir si c’est une frature. C’est l’hypothèse la plus probable pour le moment.
De retour à la maison, Louis s’est mis à vomir son dîner et tout ce qu’il a ingéré par la suite. En plus, il fait de la fièvre plutôt élevée (39.5 C).
Nous repartons donc pour l’urgence ce soir.
Notre aventure à l’hôpital
Jeudi 15 février 2007
Louis était maussade dimanche. À chaque changement de couche, il protestait à grands cris. On s’est rassurés en se disant qu’il perçait une dent.
Lundi matin, il n’utilisait plus son bras gauche pour manger. À quatre pattes, son bras cédait sous le poids de son corps et il tombait sur le nez en hurlant. Direction la clinique.
Diagnostic: luxation du coude ou “pulled elbow”. On nous envoie en radiologie.
Traitement: manipulation du coude consistant à replacer l’os règlant ainsi la douleur.
Mardi matin, le bras bouge plus aisément, mais le coude ne déplie pas. On nous suggère d’aller le faire examiner à l’urgence de l’hôpital Sainte-Justine. C’est la direction que nous prenons. Armés de jouets et de grignotines, nous sommes classés URGENT et on passe en 2 heures. Le médecin craint qu’une bactérie se soit installée au niveau de l’articulation. Encore des radiographies, prise de sang et instalation d’un soluté. Nous serons sous observation jusqu’à 22 heures. En prime, un demi plâtre sur son petit bras. Conditions gagnantes pour une nuit difficile… Vers 23 heures, nous sommes transférés dans une chambre et nous pouvons souffler un peu.
Mercredi midi, c’est la scintigraphie (une technique d’exploration du corps humain qui permet de diagnostiquer des maladies comme les tumeurs osseuses, les inflammations, les infections) qui devrait nous en apprendre plus sur la blessure. Peur, cris et pleurs sont au rendez-vous pour Louis, Papa et Mamannie. Heureusement, il semble que ce soit un traumatisme, donc peu probable qu’une bactérie soit présente dans l’articulation.
Youppi! Tous les tests sont finis et on reçoit notre congé vers 18 heures. Difficile retour à la maison avec la neige. En plus, Émeric dort tellement profondément chez mes parent qu’il est impossible de le réveiller.
Aujourd’hui jeudi, nous récupérons en famille . Louis bouge son bras aisément, mais son coude est toujours en flexion. Il n’a pas de douleur et son moral est bon. On va profiter de toute cette belle neige et sortir prendre l’air.
Nous sommes attendus vendredi pour une autre scintigraphie; celle-ci détecterait l’infection. L’orthopédiste veut nous voir à nouveau. Je crois que nous serons là pour toute la journée encore une fois. J’ai confiance que nous aurons de bonnes nouvelles.
Le protocole hospitalier est, à la fois, rassurant et angoissant. Voir mon bébé avec un soluté au bras et l’autre dans le plâtre, être mesuré, pesé et touché par une trentaine de personnes me rend folle. Allaiter est difficile avec tous ces obstacles. Ma production de lait diminue et ça le frustre. En écrivant ce billet, j’espère libérer mon esprit. Je suis épuisée par toutes ces émotions.
Pollo alla Cacciatora
Mardi 6 février 2007
Et non, je ne reviens pas d’un voyage en Italie!
C’est tout comme, car j’ai retrouvé un livre de recettes perdu depuis des mois (ben oui, ici, tout est bien rangé…). Ma recette préférée de poulet m’a tellement manquée. Bien sûr, j’aurais pu la faire « à l’oeil », mais c’est pas pareil.
Pour l’anniversaire de bébé Louis qui approche à grand pas, c’est la recette idéale pour nourrir toute la famille. En plus, elle est immanquable.
Mon poulet caccciatore
3 c. à table d’huile d’olive
3 livres (1,5 kg) de morceaux de poulet (poitrines ou pilons)
2 oignons, hachés finement
3 gousses d’ail, hachées
1/2 tasse de vin blanc sec (ou bouillon de poulet)
1 c. à table de vinaigre balsamique
1/2 tasse de bouillon de poulet
1 c. à table de basilic séché
1 c. à table de sucre
19 oz (540 ml) de tomates broyées en conserve
1 boîte de 14 oz d’olives noires en conserve (c’est meilleur avec des olives dans l’huile)
Voici comment:
Préchauffer le four à 350 F.
Dans une cocotte allant au four, dorer le poulet dans l’huile. Saler et poivrer. Retirer la viande et réserver.
Ajouter un peu d’huile et cuire l’oignon et l’ail jusqu’à tendreté. Ajouter le vin et le vinaigre. Laisser bouillir jusqu’à ce que se soit réduit de moitié. Ajouter le bouillon. Remuer pendant 2 minutes à feu élevé. Ajouter le basilic, le sucre, les tomates et les olives.
Ajouter le poulet. Couvrir et cuire au four pendant 1 heure. Ajouter le persil et servir.
En fait, ce n’est pas mon poulet, mais bien celui des Taillefer…